La Coalition nationale contre les publicités sexistes (CNCPS) a vu le jour grâce au travail et à la concertation de représentantes de différents milieux, dont des groupes de femmes ainsi que des groupes syndicaux et communautaires.
Les membres du Comité de la condition des femmes de la CSQ, fortes d’une décision de son réseau de la condition des femmes et des décisions de Congrès, proposent à la Meute MédiAction et au Réseau québécois d’action pour la santé des femmes (RQASF), l’idée de la mise sur pied d’une coalition nationale contre les publicités sexistes. C’est lors du Colloque du RQASF que nous proposons une journée de réflexion qui aurait lieu en février 2006, sur le bien-fondé de ce genre de réseau de vigilance. Et c’était parti, déjà étaient jetées les balises de la future Coalition en ce qui a trait à son mandat principal et à sa structure. Le travail s’est poursuivi au sein du comité de démarrage et s’est soldé par la mise en place d’un mandat clair et précis ainsi qu’un mode de fonctionnement, assurés par le Conseil d’administration transitoire.
Un mandat clair et précis : dénoncer et exiger le retrait
Le mandat de la CNCPS est simple : dénoncer publiquement les publicités sexistes et en exiger le retrait.
Agir seule contre la présence croissante d’images sexistes dans nos milieux de vie ne peut pas être efficace. La CNCPS compte encourager l’action citoyenne en s’offrant comme réseau d’information et de mobilisation. La CNCPS et ses membres : une force collective mobilisée pour un espace public non sexiste.
Jusqu’à ce jour, la CNCPS peut compter sur l’appui et la collaboration de membres associatifs et individuels pour appuyer ses actions et nous tenir au courant de leurs propres actions.
Pourquoi la CNCPS ?
Les membres de la Coalition adhèrent à des valeurs telles que l’égalité entre les femmes et
les hommes, ce qui passe nécessairement par la promotion de rapports égalitaires dans les publicités et les médias.
Ces valeurs doivent baliser toutes les formes de publicités. Nous revendiquons des publicités exemptes de stéréotypes sexistes et sexuels.
La CNCPS considère les publicités sexistes, l’hypersexualisation, la sexualité précoce comme des violences envers les filles et les femmes. La CNCPS reconnaît aussi que les garçons et les hommes sont de plus en plus touchés par ce phénomène.
La CNCPS considère que dans ce raz de marée de publicités sexistes, il y a beaucoup de laxisme de la part des dirigeants d’État et d’entreprises. Il lui semble que les structures de réglementation mises en place pour enrayer ces publicités sont exigeantes pour les plaignantes et les plaignants, lourdes et inefficaces pour contrer le sexisme. Selon les informations de ses membres ou de personnes qui ont porté plainte, la Meute-MédiAction nous indique qu’une seule plainte des 51 plaintes adressées aux Normes canadiennes de la publicité (NCP) a été retenue dans la période de 2002 à 2005.
La CNCPS croit que, par l’entremise de son réseau d’information et de mobilisation, l’action citoyenne aidera à changer les choses.
Pourquoi la CNCPS ?
Pour donner une voix à toutes celles et à tous ceux qui se sentent impuissants par rapport à ce matraquage publicitaire et à ces attaques constantes à la dignité humaine.
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